Montebourg et saint Jacques

Jean Margueritte, pèlerin, historien et journaliste est le spécialiste de l’histoire de sa ville, Montebourg. Il nous invite à voir en Montebourg un sanctuaire encore vivant, un but pour des pèlerins de Saint-Jacques ne disposant que de peu de temps pour marcher. Ils sont assurés d’y trouver, comme support à leur prière, des reliques, un pèlerinage annuel avec une liturgie unique en France et, tout aussi unique, une antienne spéciale pour les années jubilaires. Dans notre optique contemporaine, il est très logique de faire aujourd’hui de ce lieu simple, dépouillé des fastes des grandes églises, une étape sur les chemins de Compostelle, voire un point de départ.

Introduction

Sur l’ensemble du territoire de la Manche (les anciens diocèses de Coutances et d’Avranches), c’est Montebourg, dans la presqu’île du Cotentin, qui porte la marque la plus profonde de la présence jacquaire. Son église paroissiale, la première, du XIIe siècle, comme la seconde, celle qui, consacrée le 2 septembre 1329, est parvenue jusqu’à nous, est dédiée à Saint-Jacques le Majeur et conserve un patrimoine jacquaire important et varié qui court du XIVe siècle au XXe siècle.

Montebourg a conduit jusqu’à nos jours quelques traditions dont la plus originale est le couronnement populaire de la statue de saint Jacques au portail de l’église la veille de la fête de l’apôtre, qui était l’occasion de sortir jusque dans les années 1970 la châsse où sont conservées quelques reliques de l’apôtre.

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